Les 10 petits nègres changent de noms et deviennent "Ils étaient 10"

A propos des débats sur le changement de nom du roman d'Agatha Christie "les 10 petits nègres" en un titre plus politique correct à l'heure du "Black Live matters".
Voici un extrait d'un échange que j'ai eu sur Facebook.

Mon interlocuteur

A propos du nouveau nom du roman "10 petits nègres", une petite explication de texte d'un de mes contacts. Qui montre que le politiquement correct américain amène à toutes les dérives ici…
Le mot nigger du titre avait bel et bien au Royaume-Uni la même signification qu'en français (un nègre = quelqu'un qui commet dans l'ombre, dans le noir, un truc pour quelqu'un d'autre, en l'occurrence dix invités qui sont accusés d'être les vrais responsables de la mort de personnes qui se sont suicidées, ont été condamnées à mort, ou sont mortes sur un champs de bataille). Le fil de l'histoire est d'ailleurs une comptine avec dix petits nègres. Agatha Christie avait proposé dès le début de changer le titre pour les versions américaines, car, là-bas, le mot nigger a uniquement le sens d'une injure raciste. La question qui se pose à présent est de savoir si on a encore le droit d'appeler un nègre quelqu'un qui écrit un livre pour le compte de quelqu'un d'autre... Vu qu'on a oublié le sens premier du mot nègre, en effet, pourquoi ne pas pousser la bêtise jusqu'au bout ?

Ma réponse

Vu les véritables problèmes, ces modifications qui nous choquent, parce qu'elles touchent à notre "culture", restent dérisoires. Après tout, l'auteure est morte, ce n'était pas le roman du siècle, vous pouvez toujours vous procurez les exemplaires avec le titre original qui vont devenir collectors et les jeunes générations se moquent du changement de titre d'un ouvrage qui a 80 ans. Moi, aussi, je trouve cela ridicule. Mais ce qui est moins ridicule, c'est le gamin de 17 ans d'une pseudo milice qui vient faire sa loi à Kenosha en toute bonne conscience et tue deux ou trois personnes au passage pour terminer ses jours en prison et peut être favoriser la ré-élection de Donald sur un programme "Law and order"